#genealogie30 – Flore CATTEAU: son décès

Aujourd’hui, nous allons nous pencher sur le décès de Flore CATTEAU pour répondre à la quatrième question du challenge #genealogie30.

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Acte de décès de Flore Justine Camille CATTEAU du 26 mai 1882 (source: AD59, 1 Mi EC 636 R 005 (1881-1899) )

Flore CATTEAU s’éteint le 25 juin 1882 à six heures du matin, dans sa maison située au bourg de Wambrechies. Elle a alors 64 ans. Son décès est déclaré le lendemain par son fils Emile Clarisse CASTEL âgé de 40 ans, et son voisin et Carlos CARDON. Henri CASTEL, son mari, est quant à lui toujours en vie au moment de son décès.
Son inventaire après décès, sur lequel nous reviendrons au cour de ce challenge, ne mentionne pas de frais liés à la maladie. En revanche, les frais funéraires nous laissent imaginer que les obsèques se sont déroulés en grande pompes.

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Eglise St-Waast de Wambrechies

A la suite du décès, la maison des CASTEL-CATTEAU est marquée de tentures funéraires, et chacun peu rendre un dernier hommage à la défunte sur son lit mortuaire. Le jour des obsèques, un obit à lieu à l’église de Wambrechies. Enfin, l’inhumation dans un caveau décoré d’un monument funéraire en marbre au cimetière de Wambrechies sera suivie d’un important diner.

Malheureusement, je ne sais pas si la tombe de Flore ainsi que le caveau familial existent toujours au cimetière de Wambrechies.

 

 

 

 

#genealogie 30 – Flore CATTEAU: son second mariage avec Henri Joseph CASTEL

Poursuivons avec notre présentation de Flore CATTEAU. Aujourd’hui, je continue de répondre à la deuxième et la troisième question de ce challenge #genealogie30 à propos du mariage, et en l’occurence de son second mariage.

Rappelez vous, après quatre années de mariage, Florimond LEGRAND décède à seulement l’âge d’à peine 40 ans, le 15 octobre 1845. Flore se retrouve alors avec deux petits en bas âge, âgés de trois et un an. Elle va se remarier rapidement, avec Henri CASTEL.

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Extrait de l’acte de mariage entre Henri Joseph CASTEL et Flore Justine Camille CATTEAU du 12 mais 1847 (source: AD59, cote 5 Mi 044 R 410 (1843-1851))

Le 12 mai 1847 s’unissent donc à Wambrechies Flore CATTEAU veuve LEGRAND et Henri CASTEL. En réalité, les deux jeunes gens se connaissaient déjà, et pour cause: Henri CASTEL n’est autre que le cousin germain de Florimond LEGRAND !

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Arbre d’Henri CASTEL sur trois générations

 

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Arbre de Florimond Joseph sur 3 générations

A nouveau, bien que non mentionné dans l’acte de mariage, un contrat de mariage a été fait le 12 mai 1847 devant Maitre Guérin, notaire à Wambrechies. Là aussi, les archives de ce notaire ne se trouvent pas aux archives départementales.

Les mariés ont pour témoins:
Honoré BUTIN, 34 ans, arboriste, cousin de l’époux – également cousin de Florimond LEGRAND
Jean Baptiste DEMARCQ, 32 ans, beau frère de l’époux – marié donc à sa soeur, Sabine Flavie CASTEL
– à nouveau Augustin Joseph, 21 ans et Louis Emile Joseph CATTEAU, 25 ans, cabaretiers et frères de la mariée

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Il est fort probable que de nombreuses personnes déjà présente au mariage de 1841 aient été également présentes à ce mariage. Les parents d’Henri CASTEL, encore vivants, étaient présents mais aussi certainement l’ancienne belle-mère de Flore, Augustine CRAMET, tante d’Henri.

 

 

 

#genealogie30 – Flore CATTEAU: son premier mariage avec Florimond Joseph LEGRAND

Aujourd’hui, dans le cadre du challenge #genealogie30, nous allons aborder la question suivante: 2. Est-ce que j’ai toutes les informations sur son mariage? Qui était présent? Liens de parenté?. Et comme je ne fais rien comme il faut, je répondrais également à la question de demain, à savoir: 3.  Comment s’est déroulé son mariage?
Etant donné que Flore CATTEAU s’est mariée deux fois, j’aborderai le premier mariage aujourd’hui et le second demain.
C’est parti !

Flore et son premier époux, Florimond Joseph LEGRAND, mon ancêtre, s’unissent le mercredi 26 mai 1841, devant le maire de la ville de Wambrechies, Ignace François FLORY. Florimond, 36 ans, est cultivateur, comme indiqué sur l’acte. Seule sa mère, Augustine CRAMET, 61 ans, est présente et consentente au mariage. En effet, son père, Charles Louis Joseph LEGRAND, est décédé lorsque Florimond avait 3 ans.

Flore a 23 ans au moment de ce premier mariage. Il est également indiqué sur l’acte qu’elle est cultivatrice. Ses parents sont tous deux décédés quelques années auparavant. C’est pourquoi l’acte de mariage nous apprends beaucoup sur l’ascendance de Flore, car il y mentionne également ses grands-parents paternels, Jean Baptiste CATTEAU et Marie Joseph DELEBECQUE, ainsi que ses grands-parents maternels, Pierre DECARNE et Antoinette Rose DUQUESNE. Tous sont décédés au moment du mariage.

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Extrait de l’acte de mariage en date du 26 mai 1841 à Wambrechies (source: AD59, cote 5 Mi 044 R 409 (1828-1842) )

Nous sommes en 1841, et à ce moment là, l’existence d’un éventuel contrat de mariage n’est pas encore systématiquement mentionné dans l’acte de mariage (il faudra pour cela attendre 1850). En revanche, la lecture d’autres actes notariés va nous apprendre qu’il a été fait un contrat de mariage, le 12 mai 1841, devant Maitre Flory – le même qui marie nos deux tourtereaux !- , notaire à Wambrechies. Malheureusement, les archives de ce notaire n’ont pas été conservées.

Assistent au mariage en qualité de témoins:
Charles Louis Florimond Joseph LEGRAND, marchand boucher de 38 ans, frère aîné du marié.
Adolphe Ignace DESPAGNE, boucher, 29 ans, demi-frère du marié. En effet, trois ans après la mort de son mari, Augustine CRAMET épouse Jean Baptiste Xavier Joseph DESPAGNE. Le couple aura au moins 5 enfants.
Augustin Joseph, 21 ans et Louis Emile Joseph CATTEAU, 25 ans, cabaretiers et frères de la mariée.

Tous sont domiciliés à Wambrechies.

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A nouveau, et comme pour l’acte de naissance de Flore, le registre en ligne semble être un double, et les signatures en bas de l’acte ne sont pas apposées.

J’ignore comment s’est déroulé le mariage ainsi que les noces. Je peux juste affirmer que l’union sera plutôt de courte durée: Florimond LEGRAND décède quatre ans plus tard, le 15 octobre 1845, à la veille de ses 40 ans.

 

#genealogie30 – Flore CATTEAU: sa naissance

En ce mois d’avril, Sophie Boudarel (Gazette des Ancêtres) nous propose d’interroger la vie de nos ancêtres à partir de 30 questions (soit une par jour !). Après avoir fait une première fois le challenge d’une traite en vous racontant la vie d’Andréa GALLOIS, je vais, cette fois ci, vous parler d’une autre de mes ancêtres, Flore Camille Justine CATTEAU, à raison de – presque – un article par jour.

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Flore CATTEAU, date inconnue (source: archives familiales)

Nous commençons aujourd’hui, premier jour du challenge #genealogie30, avec la naissance de Flore CATTEAU (sosa 127), mon ancêtre à la 7ème génération, la mère de Zulma LEGRAND.

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Wambrechies sur les plans de l’état-major (source: géoportail)

Flore Justine Camille est née le 30 janvier 1818, à deux heures de l’après-midi, à Wambrechies, dans le Nord. C’est son père, Augustin François Joseph CATTEAU, cabaretier âgé de 40 ans, qui va déclarer le lendemain la naissance à l’officier de l’Etat Civil – en l’occurence ce jour là il s’agit de l’adjoint au maire de la ville, Monsieur DESBONNETS. Il est accompagné d’Auguste BEGHIN, son neveu âgé de 23 ans et de Michel Henri Louis DELATTRE, instituteur de Wambrechies. Tous les trois signeront l’acte, mais les signatures ne seront pas apposées sur le registre qui est en ligne sur les archives départementales du Nord – et qui doit être donc le doublon.

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Acte de naissance de Flore Justine Camille CATTEAU du 31 janvier 1818 (source: AD59, cote 5 Mi 044 R 408 (1813-1827) )
Flore Justine Camille CATTEAU (1818-1882)
2.Zulma LEGRAND
3. Isabelle PAUX
4. Anne Marie COUTIER
5. Ma grand-mère maternelle
6. maman
7. moi

 

#genealogie30 – La vie d’Andréa GALLOIS

En cette période de confinement, Sophie (alias Gazettedesancetres) ne manque pas d’idées pour nous occuper et nous mettre au travail. Ce mois-ci, elle nous invite, à partir de 30 questions, à raconter la vie de nos ancêtres. Pour ce nouveau challenge, j’ai choisi de vous parler dans un premier d’Andréa GALLOIS, mon arrière-arrière grand-mère. En effet, je ne me suis pas tout à fait prêtée au jeu et j’ai d’emblée rédigé un article biographique sur mon aïeule. Mais comme je suis joueuse, je vais également vous parler tous les jours d’une autre ancêtre d’une autre branche.

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Extrait de l’acte de naissance d’Andréa Gallois, le 25 janvier 1889 à Roissy-en-France (source: AD95, cote 3E145 31 (1883-1894) )
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Andréa GALLOIS vers 1917

Andréa est née le 24 janvier 1889 à Roissy-en-France (95). Elle est le troisième et dernier enfant – mais la première fille – de Jules René, maçon de 36 ans, et Adélaïde BRULE, couturière de 28 ans. Tous deux originaires de Roissy-en-France, ils se sont mariés au retour du service militaire de Jules René, en 1880. Et il était temps que ce mariage ait lieu, car 5 mois plus tard, Adélaïde met au monde leur premier fils, Jules Désiré. Le 6 septembre 1882 naît Armand Léon, second enfant du couple. Il faudra dont attendre sept ans avant qu’arrive la petite dernière, Andréa.

 

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Roissy-en-France sur les cartes 1950 (source: géoportail)

Avant d’en arriver à la naissance d’Andréa, je souhaiterai faire un petit saut dans le passer, remonter le temps et de détailler un peu les racines familiales.

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L’arbre d’Andréa Gallois (cliquez pour agrandir)

Le nom de famille GALLOIS est très répandu en France. Il signifie, entre autre, bon vivant. On le retrouve donc aux quatre coins de la France, avec une nette concentration dans la Marne et l‘Ile de France. Mes GALLOIS ne dérogent pas à ces observations et viennent, pour le plus loin que j’ai remonté, du Val d’Oise, et plus précisément d’Epinay-Champlatreux.

C’est le grand-père d’Andréa, Jean Baptiste (1817-1904), qui va s’installer à Roissy-en-France. Avant ce déplacement, il épouse Louise Marguerite GOUJAT, originaire de Vaudherland (95) et installée depuis quelques années au Mesnil-Aubry (95). Le couple va y vivre quelques années et y fonder leur famille, avant de quitter le petit village pour Roissy.

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Les BRULE, patronyme de la mère d’Andréa, sont également un peu présents partout en France, et en particulier dans la moitié nord. Nos BRULE semblent originaires de Roissy-en-France depuis toujours – en tout cas depuis aussi loin que les registres peuvent nous permettre de le vérifier. Honoré Pierre, le grand-père d’Andréa donc, est journalier à Roissy. Il épouse à 34 ans une belge, Marie Catherine LELEUX, domestique sur Roissy. Elle est arrivée en France seule, tandis que sa famille est restée en Belgique, à Momignies, dans la Province du Hainaut, tout près de la frontière franco-belge.

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Momignies vers 1910

Revenons donc au 24 janvier 1889, jour de la naissance d’Andréa. Son père, Jules René, va déclarer sa naissance le lendemain, accompagné de son père Jean Baptiste, et de son beau frère, Victor BOIVIN.

Andréa sera la petite dernière de la famille. Elle va grandir auprès de ses frères, mais aussi auprès de sa grand-mère maternelle Marie Catherine, veuve depuis 1883. La famille vit ensemble dans la même maison, jusqu’au décès de Marie Catherine en 1896.

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Cadastre de Roissy en 1819 (source: AD95)

J’ignore si Andréa a fréquenté l’école des filles de Roissy. Je sais seulement que ses frères n’ont pas bénéficié d’instruction publique. En revanche, les parents leurs ont appris à lire et à écrire.

Son frère Armand se marie après son service militaire en 1908, avec une jeune femme de Roissy. Son frère aîné, Jules Désiré, est quant à lui est resté célibataire: il vit auprès de ses parents et aide son père dans l’entreprise familiale de menuiserie.

Au début de l’année 1911, Andréa tombe enceinte et va mettre au monde le 16 novembre 1911 une petite fille, mon arrière-grand-mère, Léone Octavie. Malgré cette naissance dite naturelle, le père n’est pas inconnu: il s’agit d’Octave SONNIEZ, un couvreur de 28 ans vivant depuis toujours à Roissy. Lui aussi, il aide son père ans l’entreprise familiale, et pour cause, il est le seul fils du couple et a trois soeurs ! Il est très probable, dans ce petit bourg du début du XXe siècle, que les deux jeunes gens se connaissaient depuis fort longtemps.

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L’église de Roissy-en-France

Leur union s’officialise devant la mairie et l’église de Roissy le 15 avril 1912. Le couple s’installe alors dans une maison située Grande Rue de la Barre (aujourd’hui rue de Paris) que leur loue la mère d’Octave. Cette dernière cède également le fonds de commerce d’entreprise de couverture et le fonds de commerce de marchands de vin, qu’elle tenait encore jusqu’à présent.

Une deuxième petite fille va rapidement naître le 13 juillet 1913. Ses parents lui donneront le prénom de Rolande.

Nous arrivons en aout 1914, et la guerre touche de plein fouet les hommes et leurs familles. Octave n’y échappe pas, et il rejoint le 89e Régiment d’Infanterie le 11 août. Andréa se retrouve seule avec ses deux petites filles de deux et un an. Heureusement, elle va pouvoir compter sur sa belle mère, Adeline VIARD ainsi que sur ses belles-soeurs.

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Photo prise vers 1917. De gauche à droite en partant du haut: une des soeurs SONNIEZ (certainement Léonie Adeline), tenant dans ses bras Robert DEJARDIN, fils de Léonie Adeline SONNIEZ; un autre soeur SONNIEZ (Adèle Julie ou Eugénie Louise); Andréa GALLOIS, un des fils de l’une des soeurs SONNIEZ; Adeline Viard; Léone SONNIEZ, mon arrière-grand mère; et enfin sa petite soeur Rollande (source: archives familiales (encore un grand merci à ma cousine Delphine pour cette photo !))
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Fiche de demande de renseignements d’Octave SONNIEZ (source: archives de la Croix Rouge)

Cette entraide ne va en rien retirer l’angoisse dans laquelle va vivre Andréa durant de long mois: très rapidement, et dès les premières semaines du conflit mondial, Octave est porté disparu. C’est quelques mois (voir années?) plus tard qu’elle va apprendre que son mari est fait prisonnier au Sennelager III, en Allemagne.

 

En effet, combattant dans le 267e régiment d’Infanterie, Octave et les soldats du 18e bataillon dont il fait partie, vont le 27 août 1914 couvrir le passage des différentes régiments de la brigade. Ils sont pris par surprise et attaqués le 28 août par les allemands alors qu’ils protégeaient le pont de Monceau-sur-Oise, dans l’Aisne. 450 soldats et 5 officiers appartenant au 267e régiment disparaissent. Parmi eux, Octave. On apprendra plus tard que nombreux ont été fait prisonniers, et certains ont été fusillés.

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Difficile de connaitre précisément le parcours d’Octave dans les camps de prisonniers allemands. Sa fiche matricule ainsi que la fiche de demande de renseignements du CICR indique qu’il est fait prisonnier au Sennelager, tandis qu’une photo de lui prisonnier indique au dos le camp Munster I. Peut-être a t-il fait les deux durant sa période de captivité?

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Les camps de prisonniers en Allemagne. En rouge, les camps de Munster et de Senne (source: gallica)

La vie au camp de Munster, je l’ai déjà rapidement évoquée, car c’est là que Georges PAUX, le frère de mon arrière-arrière grand-mère Isabelle PAUX, a été emprisonné durant près de deux ans avant d’être évacué vers un autre camp. Le camp de Sennelager se trouve quant à lui au Sud-Est de Munster. Il est fort probable que la vie dans ce camp soit similaire à celle du camp de Munster.

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Octave SONNIEZ, le 28 octobre 1916 (source: archives personnelles)

Octave va être prisonnier durant toute la guerre. Quatre années passées dans les camps. Après l’armistice, il est rapatrié en France le 15 décembre 1918. Il ne reverrai jamais son épouse Andréa: celle-ci est décédée 4 mois plus tôt, le 2 août 1918, à l’âge de 29 ans – j’ignore actuellement les causes de son décès, même si l’inventaire après décès mentionne des frais de maladie.

Un inventaire après décès a donc lieu le 14 octobre 1920. Entre temps, Octave s’est remarié en juin 1919. Le père d’Andréa, Jules René GALLOIS, a été nommé tuteur des deux petites filles, Léone et Rolande, et semble présent pour Octave.

Revenons donc à la prisée qui a lieue dans la maison dans laquelle vivait le couple SONNIEZ-GALLOIS et dans laquelle Octave vit toujours – celle-ci appartenant, souvenez vous, à sa mère Adeline VIARD, qui est part ailleurs toujours en vie en 1920. On y apprend qu’Andréa avait un piano dans sa chambre et une machine à coudre. L’étude des papiers indique que le couple n’avait toujours pas réglé l’achat du fond de commerce à Adeline VIARD et qu’ils leur devaient encore une somme de 2000 francs. De même, le loyer dû durant la période de guerre n’avait pas été versé.

Octave va avoir deux autres enfants: Georges, né en juillet 1920, et Micheline, en mars 1924. Malgré quatre jeunes enfants à élever et à affectionner, la vie de ces quinze dernières années avaient été trop difficile pour Octave. Il partira de lui même le 12 octobre 1927.

Andréa GALLOIS (1889-1918)
2. Léone SONNIEZ
3. Mon grand-père maternel
4. maman
5. moi

Dans la maison de nos ancêtres (part 2)

Aujourd’hui, je vous propose un deuxième article qui va à nouveau nous projeter dans la maison de nos ancêtres (vous pourrez trouver le premier ici).

Cette fois ci, nous partons dans le Nord et dans la ville de Roubaix, située à quelques kilomètres de Lille, avec l’inventaire après décès de Jules Aimé Désiré Marie LEGRAND l’oncle d’Isabelle Paux (dont je vous ai parlé tout le mois de novembre 2019 à l’occasion du Challenge AZ), mais aussi le père de Jules Legrand, notre lieutenant de vaisseau.

Jules Aimé Désiré Marie Legrand: marchand boucher de Roubaix.

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Jules Legrand, archives personnelles

Jules Legrand (comme il se faisait appeler) décède le 22 février 1904 à l’âge de 59 ans dans sa maison de Roubaix, située au 2 rue des Fossées. C’est dans cette maison, qu’il fait construire avec son épouse après en avoir acheté le terrain en 1868, qu’il y a exploité sa boucherie, au rez-de-chaussée de celle-ci.

A son décès, il laisse derrière lui son épouse, Juliette Hortense Cordonnier, et ses six enfants:
Juliette, 35 ans, mariée à Clément Durant, demeurant à tous deux à Roubaix
Jules, lieutenant de vaisseau, 33 ans, demeurant à Rochefort-sur-Mer
Flore, 31 ans, célibataire, demeurant à Roubaix avec sa mère
Marie Louise, 28 ans, célibataire, demeurant également à Roubaix avec sa mère
Alphonse, ingénieur des mines, 26 ans, résidant à Tocqueville (Algérie)
Maurice, garçon boucher, 20 ans, demeurant à Roubaix avec sa mère et ses soeurs

Jules Legrand a eu une vie bien remplie, que j’ai déjà évoquée brièvement à l’occasion du ChallengeAZ 2019, et dont je reparlerai très certainement dans d’autres articles à venir. Mais pour le moment, revenons à son décès.

Un inventaire après décès a lieu dans la maison Rue des Fossés, seulement 10 jours après la mort de l’intéressé. M. Claude, notaire à Roubaix, va procéder à celui-ci.

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La maison située 2 rue des Fossés (encadrée en rouge), vue depuis la place de l’église. Le bâtiment complet appartenait à la famille Legrand, et au rez-de-chaussée se trouvait la boucherie.

Nous n’allons pas entrer dans le détail de la prisée concernant la boucherie: j’ai choisi de vous emmener dans un intérieur assez bourgeois du Nord au début du siècle. Beaucoup de noms d’objets ne vous seront pas inconnus, mais la description de l’intérieur, imagée, rends tout de suite les choses plus vivantes et permet aisément d’imaginer la maison des Legrand. Voici les objets qui ont attiré mon attention.

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Extrait de l’inventaire après décès (source: AD59)

Dans une salle à manger….  (qui se trouvait très certainement au premier étage, derrière les trois fenêtres donnant sur la rue)

un piano un tabouret prisés cent cinquante francs………….150frs

Cet indication nous apprends donc qu’il y avait des musiciens dans la famille ! Cela n’est pas tout à fait une surprise pour moi, car en écumant la presse roubaisienne, j’ai retrouvé des articles relatant les récompenses de l’école de musique et mentionnant Flore  !

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Journal de Roubaix du 7 mars 1890 (source: bn-r.fr)

une garniture de cheminée prisée trente francs……………30frs

La garniture de cheminée est composé de trois éléments, souvent une horloge et deux petits candélabres, qui se posent – vous l’aurez compris – sur la cheminée.

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Garniture de cheminée de 1911 (source: bn-r.fr)

une suspension à gaz prisée trente francs………..30frs

En 1904, tous les foyers ne sont pas encore équipés en électricité. Alors on s’éclaire au gaz ! Les suspensions à gaz illuminaient donc les maisons de nos ancêtres.

Dans une pièce prenant sur la place par trois fenêtres….. (au deuxième étage donc !)
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Une pendule sous globe, un candélabre, deux vases prisés trente cinq francs……35frs

Aujourd’hui, les pendules sous globes (et je dirais les pendules tout simplement?) ont disparues de nos intérieurs modernes. Et pourtant, à l’époque elles étaient très présentes chez nos ancêtres.

Une prussienne prisée vingt cinq francs……. 25frs

Une prussienne est un type de poêle, une petite cheminée qui décorait les intérieurs les plus bourgeois du XIXe siècle.

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A part ces quelques objets, on retrouve dans cette maison qui compte pas moins de 9 pièces (salle à manger, cuisine, une chambre, une pièce qui sert de salon, cabinet, mansarde, chambre de domestique, la cave et certainement d’autres chambres qui ne sont pas décrites), du mobilier plus classiques: un buffet en chêne, une table ronde à allonges et ses six chaises en chêne également, de la vaisselle, et lit noyer, des chaises, des fauteuils, un petit bureau de chêne, des cadres, un tapis, une garde-robe, une bibliothèque, des babioles, et d’autres meubles encore !

Jules LEGRAND (1844-1904), frère de Zulma LEGRAND
2. Isabelle Paux, fille de Zulma LEGRAND
3. Anne Marie COUTIER
4. Ma grand mère maternelle
5. maman
6. moi

 

#ChallengeAZ: Z comme Zicavo (2A): recherches dans les fiches matricules

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Zicavo (2A), dans les montagnes de Corse-du-Sud

La lettre Z… dernière du challenge, elle fait aussi partie de ces lettres tant redoutées !. Coup de bol, en lien avec mon thème, une seule ville comporte la lettre Z: Zicavo en Corse du Sud !

Je n’ai pas d’ancêtres en Corse et cette ville n’est pas en lien direct avec l’un de mes ancêtres. En revanche, Marie Louise LEGRAND, cousine germaine d’Isabelle Paux (mon arrière-arrière grand-mère), a épousé un Corse, qui a été conscrit au bureau de recrutement de Zicavo. L’occasion pour moi de vous présenter les fiches matricules comme source incontournable pour nous généalogiste et la méthode de recherche. Suivez le guide !

La conscription, qu’est ce que c’est?

La conscription est le service militaire obligatoire que les hommes devaient effectuer à  leur 20 ans. Instauré en France après la Révolution, il perdurera jusqu’en 1997, année de sa suspension par le gouvernement Chirac. Je vous invite à lire cet article de L’histoire par l’image si vous souhaitez en savoir plus sur ce sujet.

Chaque homme appartient à une classe qui correspond à une année. Pour connaitre sa classe, il suffit d’additionner le chiffre 20 à l’année de naissance de l’individu. Pour notre sujet, nous prendrons comme exemple Jacques Pierre FIAMMA, époux de Marie Louise LEGRAND, né le 31 janvier 1880 à Zicavo (2A) en Corse du Sud. Sa classe est donc la classe 1900! Partons donc à la recherche de sa fiche matricule et analysons là.

Rechercher la fiche matricule d’un individu.

Première étape: les tables des registres matricules.

(Cette étape peut-être passée si les fiches matricules ont été indexées et qu’une recherche par nom est proposée!)

Pour retrouver une fiche matricule, il faut d’abord trouver le numéro de la fiche qui est à chercher dans les registres matricules. Un registre matricule existe par chaque classe (souvenez vous, l’année de naissance + 20 !). On y trouve l’ensemble des conscrits par ordre alphabétique avec un numéro en face de chaque nom qui va nous renvoyer à la  fiche matricule.

Malheureusement, notre exemple ne peut illustrer cette étape car l’ensemble des fiches matricules ont été indexées pour la Corse du Sud, et le site des Archives départementales n’offre plus la possibilité de rechercher dans ces registres.

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Résultats des recherches grâce à l’indexation (source: AD20)

Deuxième étape: analyse de la fiche matricule.

Une fois le numéro matricule connu, il suffit de le retrouver parmi les fiches matricules (qui sont heureusement classées). Le numéro matricule se trouve en haut à droite de chaque fiche. Pour celui de Jacques Pierre, il s’agissait du numéro 1466.

La fiche matricule est une source qui peut nous apporter de nombreux éléments sur le parcours militaires de notre ancêtre, mais aussi sur d’autres aspects: physique, instruction, différents lieu de domicile, condamnations…

Penchons nous donc de plus près sur la fiche matricule de Jacques Pierre FIAMMA.

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Voici comment se présente une fiche matricule. (cliquez pour agrandir)
  1. L’état Civil

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Dans cette partie, nous trouvons toutes les informations relatives à l’état civil du conscrit: lieu et date de naissance, profession, lieu de son domicile ainsi que celui de ses parents.

2. Le signalement

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Dans cette partie située sous le numéro matricule, vous trouverez les caractéristiques physiques de l’individu et pourrez, à partir de ces renseignements, vous faire une idée de son visage ! Un site internet propose à partir de ces éléments de faire un portrait robot de votre ancêtre.
Pour ma part, les marques particulières – quand il y en a – sont toujours très intéressantes. Ici, on remarque que Jean Jacques avait l’ongle du médius gauche (le majeur de la main gauche) écrasé. Enfin, l’indication de la taille est elle aussi très intéressante, et vous remarquerez que nos ancêtres étaient assez petits, même au début du XXe siècle ! Jean Jacques, avec ses 1m75, était assez grand pour son époque.

3. Décision du conseil de révision et motifs

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Même si cette partie est brève, elle demeure néanmois importante. En effet, elle statut si le conscrit est bon pour le service armé. Si ce n’est pas le cas, le motif est indiqué. Cela peut être par exemple pour cause d’infirmité ou alors parce qu’un frère est déjà en service (ce qui pour nous généalogiste peut être un indice si l’on souhaite reconstituer une famille).

4. Détail des services et mutations diverses

Ici, vous allez retrouver tout le parcours du conscrit: ses incorporations, ses mobilisations, les régiments dans lesquels il était affecté, ses blessures, maladies, mais aussi condamnations et jugements. Souvent, cette partie ouvre sur d’autres pistes: Un régiment mentionné lors du conflit 14-18? Partons explorer les JMO (Journal des marches et opérations) pour en apprendre plus sur le parcours de celui-ci ! la date d’une condamnation? Direction les archives judiciaires ou la presse locale ! Une période de captivité? Cherchons du côté de la base du CICR !  Une date de décès, des enfants indiqués ou une maladies mentionnée? Tant d’informations qui nous apprennent beaucoup! Enfin, les citations et les décorations sont aussi mentionnées dans cette partie là. Bref, une vraie mine d’or qui mérite qu’on s’y attarde lorsqu’on veut retracer le parcours d’un individu !

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5. Localités successivement habitées

Enfin, une partie qui peut aussi grandement nous aider est celle des localités successivement habitées. Y sont recensées les différentes adresses du conscrit. Petit bémol, cette partie n’est pas toujours remplie.

Dans notre exemple, cette partie n’est pas tellement exploitable et ne nous apprends pas grand chose.

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Et voilà, vous avez à peu près les principaux éléments pour partir à la recherche de cette source qu’est la fiche matricule et pour pouvoir l’exploiter !

Jacques Pierre FIAMMA (1880-1958), époux de Marie Louise LEGRAND, cousine d'Isabelle PAUX
2. Annie COUTIER
3. Ma grand-mère maternelle
4. maman
5. moi